L'ordre des Camilliens - Serviteurs des Malades
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L'ordre des Camilliens

L'ordre des Camilliens

Des hommes baptisés, qui vivent en communauté leur union au Christ par le témoignage de son amour miséricordieux pour les malades, les pauvres et les souffrants.

« Notre institut, de par sa nature, est formé de religieux clercs et de religieux laïques, appelés par saint Camille Pères et Frères. Il a pour objectif le service global du malade dans toutes les dimensions de sa personne. C’est à lui que nous accordons tous nos soins, nos capacités et nos compétences. Ainsi, nous nous disposons à assumer tout service dans le monde de la santé pour la construction du Royaume de Dieu et pour la promotion de l’homme. »
[Constitution n°43]

L'ordre des Camilliens
L'ordre des CamilliensDes religieux au service des
    malades

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L'ordre des CamilliensDes professionnels de santé au
    service de la vie
L'ordre des CamilliensDes hommes qui répondent à un
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L'ordre des CamilliensQuelques figures de Sainteté
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L'ordre des Camilliens Pères et Frères nous appartenons par notre Profession Solennelle à l’Ordre des Serviteurs des Malades partie vivante de l’Eglise Catholique.

Pères et Frères nous avons les mêmes devoirs et obligations dans le service auprès des malades, dans notre formation religieuse, professionnelle, théologique.

Les camilliens sont répandus dans 37 pays dans le monde.

Le signe distinctif de l’Ordre que nous portons est la croix rouge camillienne, symbole de l’amour du Christ rédempteur pour tous les hommes.

Nous prononçons quatre vœux : chasteté, pauvreté, obéissance, ainsi que celui de soigner les malades, même contagieux, au péril de notre vie.

Aujourd’hui les Serviteurs des Malades de la province de France sont présents comme : éducateur spécialisé, aumôniers d’hôpitaux, en centre anti cancéreux *, aumônier national des sourds, infirmier, médecin, missionnaire, accompagnateur en guérison intérieure, visiteur de prison *, aumônier général de l’Hospitalité Notre-Dame de Lourdes, chapelain aux sanctuaires Notre-Dame de Lourdes…

« Par l’action en faveur de la santé, par le soin des malades et le soulagement de la souffrance, nous coopérons à l’œuvre de Dieu créateur, nous Le glorifions dans le corps humain et nous exprimons notre foi en la résurrection … »
[Constitution n°45]

L'ordre des Camilliens Témoignage d'un aumônier camillien en centre anti cancéreux témoigne -->
L'ordre des Camilliens Témoignage d'un frère camillien, visiteur de prisonniers -->


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L'ordre des Camilliens Oblats

Nous sommes des hommes qui vivons le charisme de saint Camille de Lellis au sein d’une communauté des Serviteurs des Malades. Par un engagement privé, à durée illimitée, nous vivons les valeurs de chasteté et d’obéissance. Les oblats participent à la vie communautaire des religieux en partageant la vie liturgique, la vie spirituelle, les rencontres communautaires, les repas… Notre vie est rythmée par l’activité salariée dans le milieu sanitaire ou social, en lien avec la vie communautaire.

Ce temps peut être aussi, le premier pas dans la vie religieuse. Une année de pré-oblature permet de discerner cette vocation, en approfondissant : la vie baptismale, humaine, le charisme de l’Ordre, la vie de saint Camille, les connaissances et la pratique des conseils évangéliques. Ces étapes se vivent en lien avec le responsable et sont relues avec un père spirituel extérieur à la communauté.

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L'ordre des Camilliens

Jésus-Christ est passé en faisant le bien et ce bien nous voulons le faire pour tous les malades, en toutes circonstances (Actes des apôtres 10, 38). C’est aussi la charité qui s’adresse au Christ : car c’est lui le malade - « j’étais malade » - sous les traits du frère qui souffre ; c’est pourquoi il considère comme rendus à lui - « c’est à moi que vous l’avez fait » - les soins charitables prodigués à nos frères (Cf. Mt 25, 31- 40).

L'ordre des CamilliensL’activité des professionnels de la santé a valeur inestimable de service envers la vie. Elle est l’expression d’un engagement profondément humain et chrétien, assumé et exercé, non seulement sous forme d’activité technique, mais de dévouement et d’amour envers le prochain. Elle est « une forme de témoignage chrétien ».

La vie est un bien primaire et fondamental de la personne humaine. Prendre soin de la vie c’est accomplir, d’abord, une œuvre authentiquement humaine en faveur de la sauvegarde de la vie physique.

C’est en faveur de la vie physique, que les professionnels de la santé exercent leur propre activité ainsi que les bénévoles : médecins, pharmaciens, infirmier(e)s, aumôniers d’hôpitaux, religieux, religieuses et agents d’administration, et bénévoles de la souffrance, engagés à divers titres dans la prophylaxie, le traitement et la réhabilitation de la santé humaine… Sauvegarder, faire recouvrer et améliorer l’état de santé, c’est servir la vie dans sa totalité…

Le professionnel de santé, lorsqu’il est vraiment animé d’esprit chrétien, en arrive facilement à découvrir l’exigence de la dimension missionnaire propre à sa profession : en elle, en effet, s’implique toute son humanité car il lui est demandé un dévouement total.

Parler de mission c’est parler de vocation : c'est-à-dire d’une réponse à un appel transcendant qui se concrétise dans le visage du souffrant et implorant du patient remis à nos soins. Aussi : « prendre soin d’un malade avec amour, c’est s’acquitter d’une mission divine, la seule qui soit capable de motiver et de soutenir l’engagement le plus désintéressé, le plus disponible et le plus fidèle possible et de lui conférer une valeur sacerdotale ». Le professionnel de la santé est le BON SAMARITAIN de la parabole qui s’arrête auprès de l’homme blessé, et se fait son « prochain » dans la charité (cf. Lc 10, 29-37).

Profession, vocation et mission se rejoignent et, dans une vision chrétienne de la vie et de la santé, s’intègrent réciproquement. Dans la lumière, l’activité médico-sanitaire, au titre de « service de la vie » et de « ministère thérapeutique », acquiert un sens nouveau et plus élevé.

Ministre de la vie, le professionnel de la santé est ministre de ce Dieu qui dans l’Ecriture est présenté comme « ami de la vie » (Sg 11, 26). Servir la vie c’est servir Dieu en l’homme : c’est être
« collaborateur de Dieu en redonnant la santé au corps malade » et c’est louer et rendre gloire à Dieu dans l’accueil aimant de la vie surtout lorsqu’elle est faible et malade.

[Extrait de la Charte des professionnels de la santé, Conseil pontifical pour la pastorale des services de la santé – Cité du Vatican 1995]


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L'ordre des Camilliens

Si tu veux répondre à l’invitation du Christ et le suivre sur le chemin au service des autres, il existe un institut religieux au service des malades, créé par Saint Camille de Lellis au nom de Jésus Christ
. Jésus nous dit dans l’évangile de St Matthieu 25, 40 : « Tout ce que vous aurez fait au plus petit de mes frères c’est à moi que vous l’aurez fait ».Les soigner avec la même tendresse qu’une mère soigne son unique enfant malade.

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Lettre à un jeune d’aujourd’hui

Toi qui cherches un sens à ta vie, un équilibre, un épanouissement au-delà d’un certain bien-être humain, pourquoi, ne deviendrais-tu pas un phare qui rappellerait à tes frères le chemin vers lequel doit tendre le monde ?

Pourquoi ne vivrais-tu pas cet émerveillement de l’aventure spirituelle avec Dieu ? Cela te mènera sur des chemins inconnus, mais souviens-toi, il nous a dit : « Je suis avec vous jusqu’à la fin des temps ! » Matthieu 28, 20.

Cette route te mènera peut-être au service des autres ? Ce service est-il l’exclusivité des religieux ?

Certes non, dans le passé, beaucoup d’instituts religieux sont né pour répondre à des nécessités auxquelles la société d’alors ne pouvait faire face.

Mais aujourd’hui, il n’est plus nécessaire d’être religieux pour devenir éducateur ou infirmier. Aujourd’hui, il existe un grand besoin d’une présence religieuse, pour donner et faire grandir les semences d’amour que l’Esprit Saint suscite dans le cœur du personnel soignant et des malades.

Pour découvrir une des voies de cette vie donnée, tu pourras découvrir l’œuvre de ce grand amoureux de Dieu et du prochain que fut saint Camille de Lellis, ainsi que l’œuvre de ses fils et du rôle qu’ils tiennent dans notre société d’aujourd’hui.

Un frère camillien.

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L'ordre des Camilliens

Au milieu du 19ème siècle, la diffusion de l’Ordre Camillien était pratiquement limitée à l’Italie. L’un des premiers pays à accueillir une nouvelle fondation fut la France, voisine de l’Italie, de même souche linguistique. Ce projet était né du gouvernement général de l’Ordre.

Le 7 mai 1869, on accorda les pleins pouvoirs au Père Vicaire Général pour réaliser les fondations de Notre Saint Ordre en France, pour lesquelles il y a de très bonnes perspectives et d’espoirs. Le 25 novembre, en dialogue avec l’évêque de Chalon, Mgr Frédéric Gabriel de MARGUERYE (1852-1872), il y avait toutes les chances d’ouvrir une maison au centre de cette ville.

En novembre le P. Alfred Edouard MOREL, français entré dans la province romaine des camilliens, nommé procureur général prospecta dans la région pour trouver un lieu adapté aux religieux. Les camilliens s’installèrent auprès de Notre Dame de la Chaux à Cuisery, dans le diocèse d’Autun. Sanctuaire fermé depuis 1858, il fut acquis par la famille TUPINIER. Un projet antérieur non réalisé, pour ce lieu était destiné aux prêtres âgés et handicapés. Ce projet vit le jour grâce aux camilliens. Le 3 juin 1870, le père MOREL et la famille TUPINIER signèrent un contrat concernant ce lieu qui devint la première maison camillienne en France. Le P. Jean-Baptiste ZANONI en fut nommé le supérieur, accompagné par le P. François VIRGILI. Ils constituèrent la première communauté en France, avec pour mission d’implanter l’Ordre en France. Règlement recommandation du lien de la charité et de l’union dans cette nouvelle communauté.

La guerre franco-prussienne éclata en juillet 1870, mit en évidence le ministère camillien. Le P. MOREL rejoignit la zone de guerre et soigna les blessés à Metz, assiégé par les allemands. Les pères ZANONI et VIRGILI organisèrent à la Chaux, l’assistance des malades atteints de la variole en l’absence des médecins partis pour la guerre. Le service fourni par les camilliens contribua à faire connaître l’institut, et à trouver l’appui matériel de la population.

Début 1871, furent accueillis deux jeunes premiers postulants. En mars deux anciens soldats alsaciens les rejoignirent. L’un d’eux avait été soigné par un camillien à la maison de la Chaux. Le P. ZANONI, pensa au P. TEZZA pour aider à la formation des postulants. Le 24 août 1871, le P. Louis Arthur TEZZA et le P. Ognibene MOTTERLE arrivèrent à la Chaux, comme maîtres des novices. Les relations avec le village et le clergé étaient excellentes.

La vie de cette maison est animée par un règlement pour « une vie commune parfaite ». En mars 1872, un prêtre camillien et deux frères oblats : Antoine et Joseph qui devinrent religieux.

Le 19 mars 1874, fête de St Joseph choisi comme protecteur, fut ouverte la maison appelée Maison St Camille à LYON. Le 15 août 1877 une troisième maison ouvrit à LILLE, liée à la Faculté de médecine de l’université catholique par son fondateur Camille FERON-VRAU, qui avait toujours eu le désir de faire quelque chose en l’honneur de son saint patron. La nouvelle communauté comprenait 5 pères et 5 frères dont un oblat. Un dispensaire de soins externes, destiné à l’accueil des hommes fut confié aux camilliens.

Le 2 août 1877, la nouvelle vice-province de France comptait 29 membres : 14 pères, un clerc, un frère profès, 4 novices, 4 postulants, et 5 frères oblats. La majorité des religieux étaient italiens de la province Lombarde. Le 15 décembre 1878, est confié aux camilliens la gestion d’un hospice pour les prêtres à CANNES.

Le 19 mars 1879, par les lois de la 3ème République, le ministre de l’Instruction Publique Jules FERRY déposa un projet de loi qui visait en pratique à interdire l’enseignement aux congrégations religieuses. Les Jésuites furent les premiers expulsés. En mars 1880, on décida la suppression des congrégations qui n’auraient pas demandé dans les trois mois l’autorisation légale pour rester dans le pays. En octobre, 31 congrégations d’hommes, dont les camilliens furent expulsés. La majorité des camilliens en France étant d’origine italienne, ils étaient sujets à être expulsés. En France contrairement à l’Italie en 1866-1867, les camilliens furent expulsés de force. Beaucoup se réfugièrent en Italie. Le P. TEZZA et les derniers religieux allèrent à la maison St Julien à Vérone en Italie, le 11 novembre 1880. La maison de Notre Dame de la Chaux était sauvée, un prêtre et cinq frères y restèrent. A Lille, restaient un aumônier et 4 frères oblats officiellement employés de l’université. Les deux autres maisons furent également sauvées. Mais les religieux prêtres devaient porter l’habit d’ecclésiastique séculier et les frères l’habit civil. Plus tard, la majeure partie des exilés revint en France et récupéra le terrain perdu. Le Père TEZZA revint en France, trois mois après. Entre temps, le noviciat des exilés français s’était enrichi de quelques nouvelles vocations de tyroliens et italiens pour faire partie de La vice province française.

En 1884, une ouverture inter européenne s’effectua au noviciat de Vérone, avec la venue de français, italiens, tyroliens, belges, hollandais. Se joint à eux le père CARCERERI, camillien de retour de mission en Afrique. Le 15 août 1884, une maison s’ouvrit en Hollande à Roermond. Après la mort du P. GUARDI, le P. VIDO fut nommé provincial de France, le 3 mai 1882. Le 18 mai 1885, la province française fut officiellement reconnue par le Saint Siège.

Cette histoire de la province de France marquait l’ère moderne de l’Ordre des Camilliens, de par son développement.

L’Institut Camillien connut un fort développement inter européen, se précisant à la fin du 19ème siècle et pendant le 20ème siècle. Des racines implantées en France, naîtront les provinces Allemande, Nord-Américaine, Anglo-irlandaise, Hollandaise, Autrichienne, Polonaise, et s’opéra la restauration de l’ancienne province d’Espagne. La province Française, fondée par des italiens provenant en majorité de la province Lombarde ; pendant les années de la suppression, devint la mère de la division moderne de l’Institut.
[ Extrait du livre traduit de l’italien, écrit par P. Jerzy KUK : « I Camilliani sotto la guida di P. Camillo GUARDI (1868-1884) » Edizioni Camilliane ]


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